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Classe flexible et troubles neurodéveloppementaux

La classe flexible ou « flexible seating » prend de l’ampleur depuis quelques années.

Est-ce que cet environnement scolaire est pertinent pour un enfant ayant un trouble neurodéveloppemental comme la dyspraxie (trouble développemental de la coordination) ou un TDA/H (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité)?

Essayons de mieux comprendre les bienfaits et les limites de la classe flexible!

Source de l’image: laclassedemaitresse.fr

 

Que signifie une classe flexible de façon concrète?

Certains d’entre vous en ont déjà entendu parler mais ne connaissent pas l’approche en détail. D’autres ont des enfants qui ont intégré une classe flexible en 2018-19 et qui sont très contents de cette philosophie. Pour quelques-uns, leurs enfants vont débuter la prochaine année dans une classe flexible. 

La classe flexible est un environnement de vie où les bureaux en rangée ne sont plus la seule alternative d’organisation physique de la classe. Tout est aménagé différemment. La classe flexible, c’est une approche et une philosophie, qui offre de multiples possibilités à l’enfant au niveau des postes de travail. Les objectifs visés sont d’améliorer le confort des enfants et de faciliter ses apprentissages.

La classe flexible comprend parfois quelques bureaux ou tables standards des classes traditionnelles à lesquelles on a ajouté beaucoup de variantes possibles. Ainsi, dans la classe flexible, on retrouve différents types d’assises sous forme de chaises, bancs, ballons, coussins, divans,…Des tables de différents hauteurs permettant de travailler seul, en équipe de deux ou de quatre,…un coin détente avec tapis au sol, fourrure, paravent pour isoler du bruit,… Selon l’imagination et la créativité, les possibilités sont immenses. 

Dans cet environnement de vie, l’enfant peut ainsi bouger, choisir l’emplacement qui correspond à ses besoins moteurs ou sensoriels du moment afin d’être disponible pour les apprentissages scolaires. Les possibilités posturales sont nombreuses car l’enfant peut travailler:

– Debout,

– À genoux,

– Assis sur chaise standard, sur une chaise berçante, sur un banc qui bouge, …

– Au sol soit couché sur le ventre, couché sur le dos, assis en tailleur,…   

Quels sont les impacts de la classe flexible sur les enfants?

Chaque enfant a ses spécifications de fonctionnement au niveau sensoriel, moteur et visuo-perceptuel. La classe flexible répond à la diversité des besoins des enfants tout en leur permettant de faire des apprentissages scolaires sans monotonie et rigidité au niveau de leur environnement de vie. L’enseignant doit tenir compte des possibilités de cet environnement de vie pour adapter ses stratégies et son contenu pédagogique afin de répondre aux besoins de tous les enfants. 

 

Des recherches sur la classe flexible démontrent des bienfaits :

Les enfants bougent davantage au cours de leurs journées scolaires;

– Les enfants sont plus concentrés pour faire les apprentissages;

– Les enfants s’impliquent davantage dans les différentes activités proposées par l’enseignant.

– Une augmentation des capacités d’attention de 12% selon la clinique Mayo à Rochester, New York (recherche faite avec 300 élèves pendant une année scolaire)

 

 

Est-ce que la classe flexible est pertinente pour un enfant ayant un trouble neurodéveloppemental?

 

Les  troubles du neurodéveloppement comprennent plusieurs diagnostics; troubles spécifiques des apprentissages scolaires, TDI, TSA, TDC, TSLO et TDAH.  Il existe un pourcentage important de comorbidité entre ces différents troubles. La plupart de ces enfants vivent des difficultés de modulation sensorielle pour s’adapter aux exigences de leurs environnements. La classe flexible peut faciliter l’autogestion de l’enfant vis-à-vis les stimuli sensoriels.

Image tirée de la conférence de Vincent des Portes lors de la semaine du cerveau 2019.

En effet, la classe flexible peut être bénéfique comme devenir un défi pour l’enfant ayant un trouble du neurodéveloppement (TND). Par exemple, certains enfants vont comprendre et agir pour se rendre dans le coin détente dans le but de moduler la surcharge auditive qu’ils peuvent avoir vécu dans la classe durant un travail en équipe. Pour d’autres enfants, cette surcharge auditive va complètement les désorganiser et va affecter leur comportement dans les tâches en cours. 

Un autre exemple est le besoin de bouger pour un enfant qui a pour effet d’augmenter son attention aux activités. Cet enfant pourrait utiliser un ballon ou autre matériel pour s’asseoir tout en écoutant les propos de l’enseignant ou lors d’un exposé oral des pairs de la classe.  

Dans une classe flexible, l’enseignant a besoin d’observer et connaître les spécifications du fonctionnement de chaque enfant pour l’aider à autogérer son comportement en lien avec une possibilité de surcharge sensorielle.

Quels sont les limites ou défis de l’enfant ayant un TND (trouble neurodéveloppemental) dans une classe flexible?

L’enfant ayant un trouble neurodéveloppemental peut avoir un manque de tonus musculaire, des difficultés de motricité globale et fine qui vont affecter son positionnement, sa coordination des gestes moteurs et visuels dans l’espace. Il peut aussi avoir beaucoup de difficulté pour s’organiser et effectuer les tâches demandées, manipuler son matériel scolaire, etc…

Au niveau sensoriel, il peut avoir besoin de calme pour gérer les stimuli visuels et auditifs afin de pouvoir fournir une attention par la suite. Il peut, au contraire, avoir besoin de stimuli de mouvement (vestibulaire) pour fonctionner et demeurer attentif aux demandes d’apprentissages.

L’enfant ayant une dyspraxie (trouble développemental de la coordination) a besoin de stabilité dans sa posture pour les tâches de dextérité et d’écriture à la table et à l’ordinateur. Lorsque s’ajoute des difficultés visuo-spatiales en lien avec les capacités oculomotrices, l’enseignante doit aider l’enfant à bien choisir ses postes de travail pour s’assurer que la fatigue physique et la double tâche n’interfèrent pas dans les performances  d’apprentissage de l’enfant.

Certains enfants ont également des besoins très spécifiques d’adaptations du matériel pédagogique ou d’un plan incliné ou d’utiliser l’ordinateur  pour effectuer des travaux d’écriture et de mathématiques avec des logiciels ou des fonctionnalités. Dans ces situations, l’enfant doit bien comprendre pourquoi il devra travailler à certains postes de travail plutôt qu’à toutes les possibilités offertes dans la classe.

Pour certains enfants, d’avoir un espace qui leur appartient (un bureau) c’est sécurisant et évite de chercher une place où s’installer surtout lorsque les endroits disponibles ne correspondent pas à ses besoins posturaux.

Quel est le rôle de l’ergothérapeute et de l’enseignant pour qu’un enfant TND puisse bien fonctionner dans une classe flexible?

 

L’enseignant a besoin de développer des compétences pour bien utiliser le matériel dans la classe flexible. Il a besoin de connaître les bienfaits et les contre-indications de chaque poste de travail de la classe. Il a aussi besoin de connaitre le développement sensori-moteur de l’enfant ainsi que les postures immatures en motricité globale et fine.

L’ergothérapeute agit en tant que consultant auprès de l’enseignant pour l’aider à bien comprendre les possibilités du matériel de la classe flexible afin d’intégrer toutes les possibilités répondant aux enfants ayant des besoins particuliers.

L’ergothérapeute évalue l’enfant dans son fonctionnement moteur, sensoriel et visuo-perceptuel.  Son analyse du rendement de l’enfant clarifie le type de posture, les adaptations pertinentes et le profil sensoriel de l’enfant qui l’aide ou interfère lors des apprentissages.

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L’enseignement aux enfants est également fourni d’une façon différente dans une classe flexible. Le titulaire devient davantage un chef de projet et un guide tout au long de la journée. Il peut enseigner par des cours magistraux ou utiliser des ateliers pour promouvoir le contenu pédagogique. Les enfants développent davantage d’autonomie, des relations sociales et d’entraide au quotidien. 

L’ergothérapeute peut grandement aider les enfants et les enseignants lors de l’installation d’une classe flexible pour s’assurer de faire le bon choix du matériel et de pouvoir gérer la classe en tenant compte des besoins de chaque enfant.

Françoise Lespérance, ergothérapeute

Jouer et Grandir

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Dyspraxie: Double tâche ou gestes automatisés !

Dyspraxie: Double tâche ou gestes automatisés !

 

 

La dyspraxie est le terme largement utilisé par les parents et les professionnels pour identifier le trouble développemental de la coordination (TDC)

 

La double tâche est présente pour ces enfants dans plusieurs situations du quotidien.

La dyspraxie se caractérise, en quelques mots, par des manifestations plus ou moins fonctionnelles de l’enfant lors de la constitution et de l’automatisation de différents gestes qui sont appris au cours du quotidien .

La dyspraxie motrice est présente chez 5 à 7% des enfants.

 

Vers quel âge peut-on détecter la dyspraxie chez l’enfant?

 

Dès la naissance, le bébé possède des « outils » qu’il va développer et rendre fonctionnels en vue de lui permettre d’acquérir diverses compétences (coordination oeil-main, la marche, le langage, les manipulations des objets, etc,…). Ce type de compétence (sensori-motrice et cognitive) se développe selon un rythme prévisible chez tous les enfants peu importe leur race et leur culture.

De plus, il existe d’autres types d’apprentissages qui proviennent de l’environnement et de l’éducation donnée à l’enfant. L’enfant reçoit alors un enseignement spécifique qui ne fait pas partie des « outils de base » que possède l’enfant à sa naissance. Pour faire ces apprentissages, l’enfant doit faire un effort intentionnel, conscient et attentif accompagné d’un entraînement pour lui permettre de développer des nouvelles compétences. Voici quelques exemples de ce type d’apprentissage: apprendre à faire du ski, du surf, du vélo, à écrire, à utiliser un doigté sur le clavier de l’ordinateur,.. L’automatisation de ces nouvelles compétences est l’indice que leur apprentissage est complété et acquis.

Ainsi lorsqu’il y a une atypie du développement cérébral dans un zone spécifique du cerveau, cela génère un trouble spécifique tel que la dyspraxie (trouble développemental de la coordination), la dysphasie (trouble développemental du langage), la dyslexie et/ou la dyscalculie (trouble spécifique  des apprentissages),… tout en préservant l’intelligence de l’enfant. 

Dans les situations où la dyspraxie est envisagée, les adultes et les parents de l’enfant peuvent interpréter le fonctionnement de l’enfant comme étant maladroit, qu’il est malhabile, qu’il est lent, qu’il est toujours perdu dans l’espace ou qu’il est peu intéressé par les activités de motricité fine comme colorier, découper, etc…

Pour certains enfants, une démarche diagnostique débute vers l’âge de trois à quatre ans. Mais, c’est majoritairement en milieu scolaire que les difficultés deviennent évidentes surtout lors de l’écriture, de la lecture et des mathématiques.  La démarche diagnostique alors mise en place veut clarifier la ou les causes de ses difficultés reliées aux apprentissages scolaires. 

« La dyspraxie est un trouble développemental des apprentissages gestuels »

                                                                                                                                                                                           Michèle Mazeau

 

La pose d’un diagnostic est une étiquette médicale.

Mais, le diagnostic permet de clarifier une prise en charge spécifique des besoins de l’enfant.  Poser un diagnostic fait partie d’une démarche différentielle  de plusieurs professionnels dont font partie l’ergothérapeute, le médecin et le neuropsychologue selon les besoins et les manifestations cliniques.

Le diagnostic médical est le trouble développemental de la coordination (TDC) selon le DSM-V.

 

Les gestes moteurs et oculo-moteurs sont nécessaires à la tâche de la calligraphie.
Les notions visuo-perceptuelles de la forme des lettres sont aussi sollicitées lors de l’écriture.
Un défi souvent de taille pour l’enfant ayant une dyspraxie ou TDC. 

Quelles sont les symptômes ou   manifestations  pouvant orienter les  professionnels vers le diagnostic de TDC ou dyspraxie?

 

La dyspraxie est composée d’un ensemble de symptômes ou manifestations présentes chez l’enfant à différents degrés. Cela crée une multitude de possibilités qui devient propre à chaque enfant dans son fonctionnement au quotidien. Ce portrait spécifique à l’enfant est nécessaire pour la mise en place d’une démarche thérapeutique et éducative qui va clarifier les interventions pertinentes au niveau des actions de réadaptation et de pédagogie. À ces interventions, s’ajoute des modalités comme des adaptations pertinentes.

Voici une liste de symptômes pouvant se retrouver à divers degrés chez les enfants:

– Difficulté et lenteur dans l’exécution de gestes moteurs qui se manifestent suite aux premiers stades du développement normal tel que ramper, station assise, quatre pattes et marcher;

– Difficulté ou anomalie du développement des fonctions du regard (fixation, saccades, exploration et poursuite visuelle);

– Difficulté ou anomalie à traiter les informations spatiales dans l’espace (à trois et à deux dimensions);

– Déficit de l’attention visuo-spatial  lors d’une tâche;

– Difficulté dans l’intégration du schéma corporel en lien avec son déplacement dans l’espace.

Aussi, le DSM-V (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) clarifie quatre critères spécifiques pour poser le diagnostic de TDC dont les professionnels tiennent compte dans la passation des tests standardisés et leurs observations cliniques pour poser un diagnostic différentiel.

Lors de la démarche diagnostique, les évaluations déterminent aussi les forces de l’enfant dans ses fonctions préservées. Cela peut être au niveau de certaines composantes motrices, langagières, des mémoires de travail et à long terme, du raisonnement, etc.

Il est parfois pertinent de spécifier où les manifestations sont les plus significatives. Ainsi le diagnostic médical du trouble développemental de la coordination (TDC) ajoute, au besoin des spécifications significatives telles que les composantes oculo-motrices et visuo-spatiales (dyspraxie visuo-spatiale dont le terme est davantage un diagnostic neuropsychologique)

Un pourcentage élevé d’enfants ayant un TDC se retrouvent souvent avec d’autres diagnostics neurodéveloppementaux en comorbidité.

Le trouble de l’attention et/ou hyperactivité est souvent présent chez les enfants mais pas de façon systématique. Aussi les troubles spécifiques de l’apprentissage font appel à des composantes visuelles chez l’enfant. il faut alors clarifier si le trouble spécifique de l’apprentissage a des composantes visuo-spatiales touchant les gestes du regard (oculo-moteur).

Que signifie l’apprentissage des gestes moteurs?

 Les gestes non programmés dans les « outils » de l’enfant sont multiples. L’enfant doit faire l’apprentissage de ces gestes moteurs. Par exemple, il y a des gestes culturels tel que:

– Saluer avec la main ou avec tout le corps,

– Manger avec des ustensiles ou des baguettes,

– S’habiller avec des fermetures-éclairs ou des boutonnières,

– Écrire et colorier avec un crayon de plomb ou un stylo,

– Jouer  d’un instrument de musique comme la flûte, du piano, de la harpe, …

– Se peigner les cheveux, se couper les ongles, se laver les dents,…

– Jouer au ballon, à la marelle, nager,…

– Compter et faire des figures géométriques avec différents outils,…

L’enfant reçoit un enseignement et un entraînement de ces différents gestes moteurs dépendamment de sa famille et des différentes personnes présentes dans son milieu de vie. Malgré cette stimulation pour qu’il réussisse à exécuter les gestes requis, l’enfant ne parvient pas à mettre en place le « geste pertinent et adéquat » qui sera efficace et harmonieux. Cette difficulté ne lui permet pas d’automatiser le geste moteur pour l’effectuer avec un contrôle attentionnel minimal.

Qu’est ce que la double tâche pour l’enfant ayant une dyspraxie?

 

L’humain ne peut pas faire deux tâches en même temps dont l’une d’elle n’est pas automatisée. C’est impossible.

Lorsque le geste moteur requis pour poser une action est non automatisé, le cerveau met toute son attention à l’exécution des différents mouvements et paramètres requis des gestes moteurs pour exécuter cette tâche.

Lorsque le geste moteur d’une action est automatisé, le cerveau rend alors disponible d’autres ressources pour des activités faites en simultané.

Par exemple, lorsque l’enfant a automatisé le geste d’écrire les lettres des mots, il peut se concentrer sur les explications que fournit l’enseignant en même temps. Si le geste est non automatisé,  le cerveau de l’enfant sera concentré et attentif aux mouvements moteurs que doit faire sa main pour produire les lettres. L’écriture sera perçue par l’enfant comme une tâche difficile et fatigante qui lui demande de gros efforts.

Diverses études faites  en neurosciences, dont celles de Michel Desmurget, chercheur, aident à mieux comprendre les phénomènes des mécanismes de l’apprentissage gestuel au niveau des différents neurones. 

 

Donc, la double tâche est réelle pour l’enfant lorsqu’il n’a pas automatisé certains gestes en situations d’apprentissages que cela soit en milieu familial, scolaire ou de loisirs.

« C’est toujours la tâche de bas niveau (exemple: la réalisation du dessin des lettres) qui mobilise et vide l’essentiel du réservoir attentionnel de l’enfant aux dépens de la tâche de haut niveau (orthographe, compréhension, élaboration et planification d’un texte.. »

                                                                                                                                                                   Michèle Mazeau et Claire Le Lostec

 

 Réadaptation des gestes moteurs et adaptations pertinentes

 

Il existe différentes approches de rééducation pour travailler avec l’enfant dépendamment du professionnel, de son bagage en formation et en expériences.

Trois méthodes sont davantage connues et utilisées soit les approches sensori-motrices, les approches écologiques et les approches cognitivo-verbales. Les recherches démontrent des résultats significativement positifs avec la troisième approche soit cognitivo-verbale pour trois raisons principales: 

1) l’enfant est l’acteur principal;

2) l’approche utilise les points forts de l’enfant;

3) on lui apprend à raisonner sur ses difficultés pour pouvoir généraliser par la suite ce qu’il aura compris et acquis.

Les conditions du choix des activités sont basées sur deux critères:

1) Déterminer un nombre restreint d’activités bien ciblées qui sont indispensables au niveau scolaire et/ou du quotidien;

2) Cibler des activités ponctuelles pouvant être réaliser isolément et qui requièrent de grandes ressources attentionnelles à l’enfant.

Les adaptations sont des modalités pour l’atteinte des objectifs déterminés à partir des besoins de l’enfant. Par exemple, écrire est une activité indispensable lors des apprentissages scolaires. Il faut tenir compte de la vitesse d’exécution de l’enfant en écriture manuelle, de sa qualité, de la facilité à la relecture ainsi que sa disponibilité à des tâches de haut niveau lorsque le geste moteur n’est pas automatisé. L’adaptation retenue pourrait être l’utilisation d’un ordinateur avec l’utilisation d’un doigté au clavier pour compenser ou compléter l’écriture manuscrite en situation scolaire ou lors des devoirs.

Dans le cas de choisir l’utilisation d’un ordinateur pour pallier aux difficultés praxiques importantes lors d’écriture, il est primordial que l’enfant comprenne bien la raison de ce choix. Il doit être encouragé par tout son entourage à la maison et à l’école pour qu’il se sente légitime et confiant lors des apprentissages.

 

 

Une formation sur la dyspraxie est disponible en ligne sous forme de vidéos et documents d’informations. Elle vous donne beaucoup d’informations et d’outils pour soutenir l’enfant et intervenir auprès de lui dans son quotidien. 

Françoise Lespérance, ergothérapeute 

Références:

Mazeau Michèle, Le Lostec Claire, Lirondière Sandrine, L’enfant dyspraxique et les apprentissages, Elsevier, 2e édition, 2016.

Chokkron Sylvie, Approche neuropsychologique des troubles neurovisuels chez l’enfant, revue de neuropsychologie, 2015.